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Cyrano de Bergerac - La tirade des nez

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il y a 1 an 8 mois #2404 par CandyEyes
CandyEyes a créé le sujet : Cyrano de Bergerac - La tirade des nez
Cyrano de Bergerac - La tirade des nez (acte 1, scène 4)

CYRANO

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous.

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il y a 1 an 7 mois #2472 par OxyLunatic
OxyLunatic a répondu au sujet : Cyrano de Bergerac - La tirade des nez - Version cannabis
Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais une telle herbe,
Il faudrait sur le champ que je me la fumasse ! »
Amical : « mais elle semble bien humide, l'avez vous trempé dans votre tasse ?
Pour la consommer, faites-vous fabriquer un séchoire ! »
Descriptif : « cette feuille longue ! ... ce rouleau... tant de rouleau !
Que dis-je, tant de rouleau ? ... c'est une vraie usine qui fume ! »
Curieux : « à quoi sert ce filtre, ce tube de stylo ?
C'est pour une pipe, monsieur, ou ne pas fumer le mégôt ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point la verdure
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De planter ces petites graines, dans la nature, tel un naturopathe ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que son odeur au soleil ne s'envole ! »
Pédant : « ce tabac seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle cetabacproutproutçasentpasboncestdelacamelottedecamélos
Dut créé tant de cancers des os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, les terpènes sont à la mode ?
Pour soigner votre santé, c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, bédot magistral,
L'éteindre tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Merde j'en suis rouge, plus de boulette, mon coeur saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un consomateur de bang ? »
Naïf : « ce monument, quand le consomme-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle enfumer la rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un joint ? Nanain !
C'est queuqu'ocb géant ou ben queuqu'blunt nain ! »
Militaire : « pointez vers vos amis ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« La voilà donc cette herbe qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, elle était traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

Al Capone disait toujours : On obtient plus de choses en étant poli et armé qu'en étant juste poli.
Cette simple citation explique pour moi la persistance d'un phénomène comme la mafia à travers les siècles.

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